Confluence 2008Comme chaque année, le 1er dimanche de septembre, notre manifestation Confluence a connu un franc succès. Malgré une météo défavorable le matin, c'est plus de 300 personnes qui sont venues découvrir quelques uns des 15 sites ouverts au public dans le Marais Vernier. Voici quelques "instantanés" de cette belle journée. Aizier : église Saint-PierreC'est un peu plus de 60 personnes qu'ont accueillies Denis Lepla, Fréféric Jones et Raymond Conraux, aidés par Madeleine Jotte -une habitante d'Aizier qui prend soin depuis toujours de l'église- dans ce très bel édifice dont les parties les plus anciennes (mur nord, choeur et clocher) remontent au XIe siècle. La nef date essentiellement du XVIe siècle. Bourneville : ferme fortifiée de BeaumontGros succès pour cette belle propriété dont la création est mentionnée dans les textes dès le XIVe siècle : plus de 170 personnes sont venues écouter les commentaires de madame Duval-Hubert, sa propriétaire, entourée de Chantal et Jean-Noël de Crombrugghe, de Françoise et de Pierre Durand et de Suzanne Julin. Les visiteurs ont découvert ce bel ensemble de bâtiments fortifiés réalisé en grande partie dans le dernier quart du XVIe siècle, auquel se sont ajoutés au XVIIIe siècle la grange et une maison à colombages, puis une charretterie. Colletot : église Saint-DenisOn peut regretter qu'un peu plus de 70 personnes seulement se soient arrêtées à cette église où les attendaient Stéphane Levert, Françoise et Patrick Douais et Odile Le Villain. La paroisse est mentionnée dans les textes dès le XIe siècle. L'édifice actuel date du XVIIe siècle, et son mobilier provient en grande partie de l'ancienne abbaye de Corneville-sur-Risle. La pièce maîtresse en est un grand ciborium de style Louis XIV. Fourmetot : château du HamelCette propriété a attiré près de 220 personnes qu'ont guidées Michèle Leguy, Olivier de Vrégille, Adèle et Pierre Baziret. C'est une construction en pierre blanche du début du XVIIIe siècle, composée d'un large pavillon central à étage, avec un fronton triangulaire, encadré de deux ailes basses. Un bâtiment élevé a été ajouté à l'arrière au XIXe siècle. Fourmetot : manoir de l'EpinayEncore un gros succès pour une propriété privée : plus de 200 personnes ont "déniché" ce manoir, pourtant difficile à trouver au bout d'un chemin étroit. C'est André Dezellus, Philippe Touflet, Alain Madonna et Philippe Sangent qui les y accueillaient. Le nom de la famille d'Epinay apparaît au début du XIIIe siècle, et il subsiste dans le manoir quelques éléments de cette période, en particulier les restes d'une très ancienne chapelle. Le reste de la maison a été très remanié. Marais-Vernier : église Saint-LaurentEnviron 180 personnes se sont arrêtées sur ce site où Ulysse Louis, Marie-Thérèse Maletras, Renée Roussel et Françoise Bonnin les attendaient pour les accueillir et leur donner toutes explications utiles. Située à flanc de côteau, cette église conserve un choeur roman auquel on a ajouté à la fin du XVe siècle une nef en pierre et un imposant clocher. L'intérieur conserve de beaux restes de vitraux anciens, malgré les dégradations provoquées en 1911 par un violent orage de grêle. Quelques belles statues, de nombreux accessoires de charité, de belles clefs de voûte et les curieux bas-reliefs de la chapelle sud, commandités par un prêtre à la fin du XIXe siècle, font que cette église mérite une visite. Cerise sur le gâteau, du haut du cimetière, la vue est splendide sur le Marais. Marais-Vernier : ferme du MaraisLa "star" de ce site n'était pas le château, daté du milieu du XVIIIe siècle, au demeurant plutôt modeste, mais les bâtiments de la ferme qui le jouxte, composés d'un pressoir, d'un grenier à pommes et d'un grenier à foin, d'un colombier... Ces bâtisses en pierre et silex, avec parties en colombages et toitures en chaume, constituent un exemple exceptionnel de conservation du patrimoine rural typique de cette région. A tel point que le cinéma s'en est emparé pour en faire les décors de plusieurs téléfilms de la série Maupassant. Les propriétaires des lieux , madame et monsieur Métot, avaient accepté avec enthousiasme l'idée d'ouvrir leur propriété pour Confluence, et les visiteurs y ont afflué. L'équipe pour l'accueil et les commentaires était composée de Patrick Olivier, Joël Auber, Edwige Jayet, Mathilde Robert et Philippe Hachet. Marais-Vernier : panorama de La CourIl nous fallait bien un professionnel pour pouvoir expliquer de façon accessible à tous la formation du Marais Vernier et surtout les différentes tentatives des hommes à travers les époques pour apprivoiser, s'approprier et exploiter cette vaste zone : les réussites, les échecs, les erreurs portant atteinte à l'environnement, les tentatives actuelles de réhabilitation... C'est Thierry Lecomte, du Parc Régional des Boucles de la Seine Normande, qui réussit toute la journée à captiver un auditoire nombreux. Il était secondé pour l'accueil et la logistique par Gérard Briavoine, Jeannine et Alain Martin. Quillebeuf-sur-Seine : église Notre-Dame-de-BonportL'église de Quillebeuf, imposante, témoigne bien de l'importance du rôle que joua cette ville pendant des siècles. Utilisant avec succès les techniques inventées au XIe siècle, elle est un des fleurons normands du deuxième âge normand" nous dit Nicolas Trotin qui était responsable de ce site, épaulé par Larissa et Hubert Cain, Jacques Langlois, Patrick Synaeve, Anne et Hugues Wattremez. De cette période subsistent la façade avec son superbe portail et le magnifique clocher. Le choeur, reconstruit au XVIe siècle, présente des décorations typiques de la Renaissance. L'intérieur abrite, entre autres, quelques vitraux anciens et (Notre-Dame-de-Bonport oblige) une belle collection de maquettes de bâteaux offertes en ex-voto. Quillebeuf-sur-Seine : Grande Rue & phareIl nous avait semblé évident d'inscrire à notre programme ces témoignages du passé de Quillebeuf-sur-Seine que constituent la Grande Rue et le phare. Un passé prestigieux où la ville possédait le monopole du pilotage en Seine et représentait une étape incontournable pour le commerce et le transport fluvial. C'est Alain Joubert et Jean-François Belhoste, spécialistes en archéologie industrielle, qui étaient chargés d'en montrer toutes les traces, accompagnés d'Eric Le Villain et Max Picard. Le déluge qui s'est abattu sur eux le matin explique sans doute qu'une cinquantaine de personnes seulement soit venues découvrir ces lieux de caractère. Sainte-Opportune-la-Mare : château de la MareIl n'a pas été simple de renouer les fils de l'histoire de ce lieu aujourd'hui en ruines, à l'exception du beau colombier, pour en retracer les principaux éléments aux quelques 110 personnes qui ont choisi de le découvrir. C'est pourtant le pari qu'ont tenu et réussi Isabelle Cipan, Bruno Lepeuple, Alain Loos et Blanche Massonneau. Saint-Pierre-du-Val : site de l'église et de l'ancienne abbaye de PennanteC'était le site le plus éloigné de tous ceux qui étaient ouverts à la visite. Cela explique sans doute que 70 personnes seulement s'y soient déplacées. C'était pour nous l'un des sites majeurs, avec la présence exceptionnelle de Jacques Le Maho qui nous offrait en avant-première l'une de ses découvertes récentes : la forte probabilité que le site de l'église de Saint-Pierre-du-Val et ses alentours soit l'emplacement du monastère breton de Pennante remontant à l'époque des mérovingiens. Sylvain Auvray, Chantal et Philippe Delaître aidaient à l'accueil, tandis que Simone et Daniel Duvallet assuraient la permanence dans l'église. Saint-Samson-de-la-Roque : cimetière mérovingien et vestiges du monastère de PentalC'est environ 80 personnes qui sont venus découvrir l'histoire, très ancienne, de ce site méconnu de la plupart : l'emplacement probable de l'ancien monastère mérovingien de Pental. Nicolas Wazylyszyn, épaulé par Bernard Vermès, Marcelle et François Verron leur a fait découvrir les restes d'une nécropole mérovingienne à proximité des vestiges d'une ancienne église. Saint-Samson-de-la-Roque : pointe de la Roque (phare)Angiolino Tomat, notre hydro-géologue, attendait les visiteurs au bout du chemin qui monte à la Pointe de la Roque pour leur expliquer les variations des méandres de la Seine qui ont contribué à la formation de cet environnement si particulier que représente le Marais Vernier et leur faire admirer la superbe vue que l'on a depuis cet endroit. Tocqueville : église Saint-GourgonFête de la saint Gorgon oblige, c'est près de 250 personnes qui étaient présentes à Tocqueville ce jour-là. Gabriel Gendreau, Daniel Leduc et Philippe Mylle leur ont fait visiter cette charmante église dont le choeur remonte au XIIe siècle et la nef au XVIe siècle. Réalisation de ce reportage- Photographies : Guillaume et Pierre ROUSSEL
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