Le présent glossaire a pour ossature initiale celui présenté dans le n°38 de "Nouvelles de l'Eure". A ce jour, le glossaire comporte 273 définitions. Il n'est pas exaustif, loin s'en faut, et pourra donc s'enrichir à mesure de nos constatations d'une absence ou de vos suggestions. N'hésitez pas à nous proposer les mots que vous souhaitez voir figurer, et si vous les connaissez leur définition, en nous contactant (rubrique contact)!
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| Abaque |
Couronnement rectangulaire d'un chapiteau.
À l'origine, il s'agissait d'une tablette carrée de terre cuite ou de bois que les anciens constructeurs plaçaient au-dessus des colonnes de bois pour leur donner une plus large assiette. |
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| Abat-son |
Lames posées obliquement dans les baies des clochers pour renvoyer le son de la sonnerie des cloches vers le bas. |
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| Abside (ou chevet) |
Partie de l'église comprenant le choeur et le maître-autel. Elle peut être semi-circulaire ou polygonale. |
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| Acanthe |
Ornement d'architecture représentant une feuille d'acanthe, caractérisant les chapiteaux corinthiens. |
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| Acrotère |
Socle disposé aux extrémités ou au sommet d'un fronton, servant de support à une statue, un vase ou tout autre ornement. L'acrotère désigne aussi l'ornement lui-même. |
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| Aisselier |
Charpente : élément droit ou courbe placé sous une pièce horizontale (entrait retroussé ou faux-entrait). |
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| Aître |
Le mot "aître" est dérivé du latin "atrium" qui désigne l'enclos d'un monastère, le parvis d'une église ou encore son cimetière. Désigne aussi tout simplement un terrain libre près d'une église servant de cimetière.
Inusité à notre époque, il est utilisé chez nos voisins rouennais : Aître Saint-Maclou. |
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| Ambon |
Tribune fixe ou chaire en pierre comportant un garde-corps édifiée à l'entrée du chœur liturgique ; souvent au nombre de deux, celle du nord sert à lire l'Évangile et celle du sud l'Epitre.
L'ambon fut remplacé au XIIIème siècle par la chaire à prêcher ou le jubé. |
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| Anépigraphique ou anépigraphe |
Se dit d'une pierre tombale, d'une dalle ne portant pas d'inscription.
Son contraire l'épigraphie est l'étude des inscriptions sur des matières non putrescibles, comme la pierre (on parle alors d'inscriptions lapidaires), le métal ou l'argile. |
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| Anglo-normand |
Se dit de la période où, suite à la conquête de l'Angleterre par Guillaume de Normandie en 1066, les influences mutuelles politiques, mais aussi culturelles -et donc architecturales- entre les deux côtés de la Manche sont importantes. Les églises des deux pays ont de nombreux caractères communs. D'ailleurs, en anglais, le style roman se nomme style "Normand". |
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| Antependium |
Nom que l'on donne au devant d'autel lorsque ce dernier est en matériaux souples : tissu, cuir ou autre. Le matériau fait la différence avec le "devant d'autel". |
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| Antiphonaire |
Recueil de chants liturgiques, recueil des antiennes de la messe. Il contient souvent le graduel. |
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| Appareil |
Façon dont les pierres d'un mur sont taillées et assemblées. Il peut être grand, moyen, petit, régulier, irrégulier, mixte, réticulé, en bossage, etc. |
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| Arbalétrier |
Charpente : pièce parallèle au rampant de la toiture qui supporte les pannes. |
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| Arbre de Jessé |
C'est la représentation de l'arbre généalogique du Christ. Jessé, père de David, est allongé. Le Christ trône à la cime. Les branches de l'arbre portent prophètes et rois. On trouve cet arbre sous forme de vitraux ou de sculptures. (Voir Cahier Jacques Charles N°7) |
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| Arc brisé |
Arc formé de deux arcs de cercle. A ne pas confondre avec l'ogive qui désigne plusieurs arcs entrecroisés. Ce type de forme architecturale marque le début de l'architecture gothique. |
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| Arc de décharge |
Arc construit au-dessus d'un linteau de fenêtre ou de porte. Il permet de déplacer la charge vers les côtés et soulage le linteau.
En charpente, on utilise le mot "décharge" pour désigner une pièce de bois destinée à s'opposer à la déformation d'une autre et à reprendre les charges de cette dernière. |
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| Arc doubleau |
Arc séparant deux parties de voûte ou renforçant un berceau. |
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| Arc en plein cintre |
Arc en demi cercle. Typique de l'art roman. Si la courbure de l'arc excède le demi-cercle, il est dit outrepassé. |
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| Arc-boutant |
Arc extérieur qui permet de transférer la poussée d'une voûte. L'arc-boutant s'appuie sur un contrefort ou culée. Il est typique de l'architecture gothique. |
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| Architrave |
Pièce droite ou partie inférieure de l'entablement reposant sur les chapiteaux et reliant deux colonnes. |
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| Archives |
Du grec "arkheion" : ce qui est ancien.
Collection de pièces, titres, documents, dossiers anciens. Pour faire des recherches les Archives de l'Eure à Evreux sont un outil incontournable (voir bulletin AMSE n°129, fiche technique)
Les archives de l'église portent les registres d'actes religieux depuis la Révolution de 1789 mais aussi parfois des chartes et tous les documents concernant son histoire. |
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| Archivolte |
Éléments d'ornement (moulures, baguettes, bas-relief) de l'intrados et du pourtour d'un arc, d'une voûte. |
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| Armoire eucharistique |
Excavation ménagée dans le chevet et proche de l'autel pour la conservation de l'eucharistie avant l'usage du tabernacle. |
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| Armoiries |
Les armoiries ou armes sont représentatives d'une ville, d'un état, d'une famille. Elles comprennent : écu, figures, devises et tous les ornements attributs de ce qu'elles représentent. |
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| Astragale |
Moulure de forme semi-cylindrique séparant le chapiteau du fût d'une colonne. |
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| Attique |
Etage placé au sommet d'une construction, et de proportions moindres que l'étage inférieur. |
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| Autel |
La table, en pierre ou en bois, (mais dans ce cas une pierre "sacrée" y a été insérée) destinée à la célébration de la messe. Certains sont aussi appelés "tombeau". L'autel est la représentation symbolique du tombeau du Christ. Outre l'autel-majeur, ou Maître-Autel, il y a presque partout des autels secondaires (ou latéraux), parfois un autel des reliques. |
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| Baiser de paix |
Petite tablette ou patène présentée à l'origine aux fidèles avant la communion pour remplacer l'embrassement et encore en usage à l'offertoire dans quelques paroisses. |
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| Baldaquin |
Construction en forme de dais, en bois ou en pierre, surmontant le maître-autel ou les autels latéraux ; la plupart datent du XVIe siècle. |
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| Ballet |
Porche abritant l'entrée d'une église. |
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| Balustre |
Support vertical d'une balustrade souvent en forme de colonnette renflée. Désigne aussi une colonnette au dos d'un siège. |
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| Banc |
Jusqu'au XVIe siècle, il n'y avait pas de sièges en bois dans les églises mais plutôt des bancs de pierre le long des murs de la nef. Les bancs disparaissent de plus en plus mais beaucoup, simples ou décorés, méritent l'attention. |
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| Banc-d'oeuvre |
Le banc réservé aux fabriciens et au clergé en face de la chaire. Il comporte souvent un meuble où étaient conservées les archives de la fabrique. |
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| Bandeau |
Moulures unies larges et peu saillantes se profilant en surface verticale ou horizontale, tout en suivant le contour d'une arcade, d'une baie ou d'une porte fenêtre. Si ces moulures sont décorées de feuillages, elles portent le nom de cordon. |
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| Bannière |
Etendard de confrérie encore porté dans les processions. La plupart, brodées et décorées, sont rangées dans des armoires murales. |
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| Barbacane |
Ouverture étroite et verticale insérée dans la maçonnerie et permettant l'écoulement des eaux pluviales. Meurtrière.
On désignait pendant le moyen âge, par ce mot, un ouvrage de fortification avancé, de forme circulaire ou semi-circulaire, qui protégeait un passage, une porte ou poterne. |
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| Bardage |
Revêtement extérieur vertical réalisé en planchette de bois (voir bardeau). |
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| Bardeau |
Planchettes en bois clouées en façade ou en toiture remplaçant les ardoises. Matériau de couverture principalement utilisé au Moyen-Age. Syn.: essente. |
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| Barlotière |
Traverse de fer servant à rigidifier le châssis d'un vitrail. |
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| Baroque |
Se dit d'un style qui s'est développé aux XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles. Il est apparu d'abord en Italie. Ce style se caractérise par l'utilisation de nombreux ornements et une grande liberté de formes. |
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| Barrette |
Coiffe en drap noir des charitons dont la forme rappelle celle des bonnets d'évêques. De forme carrée, à trois ou quatre cornes. C'est aussi le calotte de cardinal, d'où l'expression "recevoir la barrette". |
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| Bas-côté |
Nef latérale (des églises peu importantes en ont souvent une). L'appellation bas-côté ne s'applique que lorsque sa hauteur est inférieure à celle de la nef principale. |
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| Bas-relief |
Sculpture faisant corps avec un fond uni et se détachant peu en comparaison du demi-relief et surtout du haut-relief où les éléments sont en partie détachés du fond.(Photo : haut-relief) |
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| Basilique |
Titre honorifique donné à certains édifices religieux. L'origine vient d'édifices antiques : ils étaient formés d'un bâtiment rectangulaire en trois parties. Le nom fut ensuite donné aux premières églises construites selon cette forme. A noter que la seule basilique dans notre département est Notre-Dame de la Couture à Bernay. |
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| Bâtière |
Comble à deux versants, terminé par des murs pignons. |
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| Bâton de confrérie |
Insigne orné et sculpté, porté dans les processions, présentant l'effigie du patron de la confrérie. |
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| Battant |
Partie mobile d'une cloche, en forme de massue et suspendue à l'intérieur. Lors de la mise en mouvement de la cloche le battant vient frapper la paroi intérieure de la cloche. |
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| Bauge |
Synonyme de torchis. Il s'agit d'un mortier composé d'argile ou de terre grasse mélangé à des fibres végétales : paille hachée, ajonc. |
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| Bec |
Pointe de terre au confluent de rivière. Par déformation "becquet" : ouvrage de maçonnerie permettant de séparer les eaux du cours d'une rivière comme le Becquet sur l'Iton. |
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| Beffroi |
Dans un clocher, l'assemblage en bois qui soutient les cloches. Il est indépendant de la maçonnerie évitant ainsi au clocher de supporter les balancements des cloches.
Se dit aussi pour une tour civile par opposition au clocher qui est religieux. |
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| Bénitier |
Récipient contenant l'eau bénite à l'entrée de l'église, en pierre, parfois en métal ou encore constitué d'un coquillage. |
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| Berceau |
Voûte formant un demi-cylindre : berceau en plein cintre ou adoptant le profil d'un arc brisé : voûte en berceau brisé. |
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| Beurré |
Se dit d'un joint de maçonnerie. Il recouvre en partie les matériaux composant un mur. |
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| Billette |
En architecture, on entend par billettes une série de petits parallélogrammes ou portions de cylindres séparés par des vides, et dont les rangs plus ou moins nombreux se chevauchent. C'est surtout pendant les XIe et XIIe siècles que cet ornement est utilisé dans la décoration des édifices. On les trouve sur les archivoltes, bandeaux et corniches des monuments.
C'est également un terme d'héraldique. |
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| Blason |
Ensemble de couleurs, de dessins ornementant un écu. C'est l'emblème des armes d'une famille. |
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| Blocage (ou blocaille) |
On désigne par ce mot un massif en maçonnerie formé de blocs de pierre gros ou menus jetés pêle-mêle dans un bain de mortier. Les constructions romanes ne se composent généralement que d'un revêtement de pierre renfermant un blocage. |
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| Blochet |
Petite pièce horizontale d'une ferme(élément de charpente)généralement posée ou assemblée sur des sablières, destinée à recevoir le pied d'un chevron et d'une jambe de force. Peut être saillant et orné. |
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| Bossage |
Pierre taillée, brute ou sculptée, faisant saillie sur un mur. |
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| Bouche à feu |
Ce terme désigne d'abord une pièce d'artillerie : bombarde au début du 14e s., puis couleuvrine, canon, etc. Par extension la bouche à feu désigne également l'ouverture pratiquée dans un mur de défense pour permettre l'utilisation de la pièce d'artillerie. |
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| Boulin |
Trou ou pot en terre où niche un pigeon dans un colombier. Les boulins tapissent véritablement les murs intérieurs du colombier. On a dénombré jusqu'à 2400 boulins dans un colombier.
Désigne également les trous laissés dans les murs d'édifices anciens qui permettaient de fixer l'échafaudage. |
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| Bourse de corporal |
C'est une enveloppe destinée à recevoir un corporal plié. De forme carrée ou rectangulaire, elle est formée de deux cartons recouverts de tissu de la couleur du temps liturgique. |
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| Bourse de viatique |
Bourse de corporal avec une pochette latérale, destinée à porter un corporal et un ciboire des malades. Elle peut aussi se présenter avec un fond cartonné carré avec des pans reliés par des soufflets. |
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| Bretèche |
Fortification en encorbellement et à mâchicoulis placée au dessus d'une porte. |
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| Burette |
Petit vase contenant l'eau ou le vin de la messe |
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| Cadran solaire |
Les cadrans solaires ont réglé la vie active de nos anciens dans les jours ensoleillés. On en voit encore souvent sur le mur sud de nos églises. Ils sont gravés dans la pierre, à plat, en relief, simples, décorés, en angle à deux faces, semi-circulaires, semi-sphériques, horizontaux, déclinants, verticaux...
Ils sont composés d'une table et d'une tige appelée style ou gnomon. |
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| Calice |
Vase sacré en métal précieux, en cuivre ou même en étain, destiné au vin consacré à la messe. |
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| Calvaire |
C'est la représentation de la Passion du Christ. Croix monumentale portant le corps du Christ, supportant souvent la Vierge et St-Jean et parfois d'autres personnages de la Passion. Il est situé souvent à l'entrée du chœur, ou devant l'église, parfois encore au bord d'une route. Accompagné de la Vierge et de St Jean et placé sur une poutre, l'ensemble est désigné par le terme "poutre de gloire".
En Bretagne les calvaires sont de véritables monuments avec de nombreux personnages. |
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| Campanile |
Désigne un clocher isolé, ou encore un petit édifice ouvert (campenard) situé au sommet d'une église et supportant une ou plusieurs cloches. Désigne également une tourelle surmontant un édifice civil. |
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| Cannelure |
Longs canaux verticaux et parallèles creusés sur le fût de colonnes ou de pilastres. |
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| Capitulaire |
Désigne la salle où se réunit le chapitre de chanoines ou de moines. Désigne également tout ce qui est relatif à ces assemblées. |
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| Carton |
Le carton désigne le dessin préparatoire en grandeur réelle d'un vitrail, d'une peinture ou d'une fresque. |
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| Cartouche |
Ornement sculpté ou dessiné, en forme de carte à demi déroulée, et, par extension, tout ornement entouré de vide destiné à recevoir une inscription, une devise ou des armoiries. |
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| Cathèdre |
La cathèdre est le siège d’où l’évêque préside les cérémonies. C’est ainsi qu’une église dans laquelle se trouve la cathèdre de l’évêque prend le titre de cathédrale, ecclesia cathedralis. La cathèdre est le signe de la fonction. |
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| Cave |
Située en sous-sol des maisons, la cave elle est souvent un témoignage de l'habitat ancien car elle a peu subi les destructions des siècles passés. Elle peut être construite ou troglodyte. Elle peut également être voutée, sur un, deux, voire trois étages et réserve parfois de belles surprises. |
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| Cénotaphe |
Monument à la mémoire d'une personne, d'un groupe, et dont la forme rappelle un tombeau. (Ne contient pas de corps). |
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| Céphalophore |
Qui porte sa tête - Se dit de représentations de saints ayant eu la tête coupée et montrés portant leur tête dans leurs mains, Saint Denis en particulier.
Noter qu'un personnage portant uniquement sa calotte crânienne sera dénommé craniphore. |
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| Céroféraire |
Qui porte les cierges.
Dans la statuaire il est fréquent de voir des anges représentés portant un cierge. Ils sont dits céroféraires. |
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| Chaire |
Tribune fréquemment surmontée d'un abat-voix (dais rabattant la voix du prédicateur vers les fidèles) et comportant souvent de belles ornementations.Elle se trouve généralement au milieu de la nef, le long d'un mur ou d'un pilier, pour que le prédicateur puisse être entendu par le plus de monde possible. Elle est généralement en bois mais on en trouve quelques-unes en fer. |
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| Chancel |
Désigne la grille ou balustrade séparant le chœur et la nef d'une église. Sa forme peut être très variable ainsi que les matériaux (fer forgé, pierre, bois ...) |
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| Chandelier |
Support de cierge en bois, en cuivre et parfois en argent. Le chandelier pascal est souvent monumental (destiné au cierge bénit la nuit de Pâques). |
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| Chape |
Long vêtement de cérémonie ouvert sur le devant, généralement de forme semi-circulaire, porté par-dessus tous les autres et servant pour les messes pontificales et d'autres cérémonies solennelles. La chape peut être portée par tous les clercs, du pape au simple chantre. A l'origine elle pouvait porter un capuchon. Elle est souvent bordée sur le devant d'un galon portant parfois un décor et appelé orfroi. |
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| Chaperon |
A l'origine coiffure pour se protéger de la pluie, c'est une pièce de drap ou de velours de couleurs variées devenue l'insigne des confréries de charité. Porté en bandoulière, il est particulier à chacun et indique souvent la fonction du confrère. |
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| Chapier |
Le meuble spécial destiné aux chapes. Il peut être apparenté à un penderie. Ce peut également être un meuble à tiroirs pivotants en demi-cercle, épousant ainsi la forme de la chape. |
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| Chapiteau |
Pierre ornée couronnant une colonne ou un pilier. Les chapiteaux romans, très variés, méritent toujours l'attention. Ils sont généralement décorés : feuilles d'acanthe, animaux, scènes historiées. |
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| Charpente à roue |
Type de charpente que l'on trouve principalement dans les colombiers, les moulins ou toute construction de forme ronde. Elle est faite d'un assemblage de poutres taillées en arc, constituant un cercle, reliées à une poutre poinçon (verticale) par des traverses disposées en rayons de roue. |
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| Châsse |
Coffre contenant les reliques d'un saint. Les châsses sont souvent à décor architectural et sculptural et sont représentatives de leur époque. Ce sont de véritables œuvres d'orfèvrerie. |
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| Chasuble |
Vêtement liturgique du prêtre à la messe. Ouvert sur les côtés il s'enfile par la tête. Elle est généralement ornée de motifs formés par un galon ou un tissus différent délimité par un galon. En France ces motifs dessinent au dos une croix, sur le devant une bande verticale. Sa couleur varie en fonction du temps liturgique. |
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| Chéneau |
Conduit en pierre, en terre cuite ou en métal collectant les eaux à la base de la toiture, des combles ou entre deux versants, pour en permettre l'évacuation par les tuyaux de descente ou les gargouilles. |
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| Chevet |
Partie externe du chœur d'une église. De forme généralement arrondie à la période romane, plate au XIIIe siècle, il peut aussi comporter trois ou plusieurs pans. Il est souvent percé de trois fenêtres. |
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| Chevron |
Charpente : Pièce de bois qui supporte le lattis et les matériaux de couverture.
Un chevron-formant-ferme désigne un type de charpente dans laquelle chaque chevron est assemblé à des pièces de raidissement pour constituer une ferme. S'oppose au type de la ferme et panne où les chevrons sont indépendants, portés par des pannes, et ne constituent pas une série de fermes successives. |
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| Choeur |
Partie de l'église où se trouve l'autel située entre l'abside et la nef. Le chœur est à partir du XIII° siècle séparé de la nef ou de la croisée des transepts par un jubé (en pierre ou en métal). Il est souvent entouré du déambulatoire dans certaines églises et les cathédrales. |
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| Ciboire |
Vase sacré contenant la réserve eucharistique après la messe. En métal précieux, certains remontent au XVe siècle . Lorsqu'il contient des hosties consacrées il est recouvert d'une pièce d'étoffe généralement en soie blanche, en drap d'argent ou en drap d'or, appelée pavillon de ciboire. |
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| Ciborium |
Baldaquin qui recouvrait le tabernacle du maître-autel dans les basiliques et églises chrétiennes. |
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| Cintre |
Courbure de la surface intérieure d'une voûte ou d'un arc. Un arc en plein cintre a une courbure régulière et ne comporte aucune brisure. |
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| Claveau |
Pierre taillée en coin utilisée dans la construction d'un arc, d'une voûte.
Les faces d'un claveau : extrados, intrados, lit, tête. Le claveau qui occupe le centre d'un arc se dit la clef ; ceux qui l'avoisinent les contre-clefs ; ceux qui reposent sur les pieds-droits sont dits sommiers. |
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| Clef de voûte |
Pierre en forme de coin. Elle est placée à l'intersection des nervures qui soutiennent une voûte. Elle peut être pendante (très beaux exemples dans l'église de Tillières). |
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| Cloches |
Nos églises conservent beaucoup de cloches anciennes. Leurs inscriptions sont toujours intéressantes pour l'histoire locale. Elles sont "baptisées" et portent généralement le nom du parrain ou de la marraine, ou encore d'un donateur. |
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| Clocheton |
Petit clocher. Il orne généralement la base d'une flêche (Cathédrale de Rouen), ou les angles d'un bâtiment. Il peut être en pierre ou en métal. |
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| Cloître |
Du latin : claustrum = enceinte.
Lieu situé à l'intérieur d'un monastère, composé de quatre côtés, entouré dans la plupart des cas d'une galerie couverte à colonnes. Le cloître était interdit aux profanes. C'est un lieu de méditation et également un lieu de passage car il dessert souvent les principaux lieux de rassemblement de la communauté (réfectoire, chapelle, salle capitulaire). |
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| Colombage |
Ossature apparente de bois comblée de matériaux léger. Les colombages n'étaient pas toujours apparents, ils étaient alors recouverts de plâtre ou de mortier à la chaux pour les protéger du feu.
Dans un colombage un poteau vertical est dénommé colombe. |
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| Colombier |
Edifice destiné à loger les pigeons. On en trouvait dans l'antiquité, mais ce n'est qu'avec l'occupation romaine qu'ils apparaissent en France. Le département en possède de nombreux. Patrimoine privé, ils font l'objet de restaurations. Leur forme est généralement circulaire, ou également octogonale. A l'intérieur les boulins où se tiennent les pigeons. Une échelle montée sur un axe central se déplace tout autour afin de pouvoir atteindre tous les boulins. |
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| Colonne |
Pilier généralement cylindrique. Elle est dite adossée lorsqu'une petite partie du fut est prise dans la maçonnerie d'un mur, engagée lorsque la moitié est prise, cantonnée dans un angle, fasciculée lorsqu'elle forme un faisceau. Elle est composée de trois parties : base, fût et chapiteau. |
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| Confessionnal |
Le confessionnal est composé d'une loge centrale munie d'une porte, pour le prêtre, et de deux loges de pénitents. Le plus souvent traitées en pan coupé, elles sont garnies d'un agenouilloir, d'une tablette et ferment par un rideau. Meuble utilisé pour la confession des fidèles depuis le XVIe siècle. |
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| Confrérie |
Association pieuse de laïcs basée sur les principes chrétiens de fraternité et de solidarité. Les confréries de charité, dont l'histoire remonte au début du 2ème millénaire, étaient nombreuses dans notre département et certaines sont toujours actives. Elles assuraient l'inhumation des démunis. Chaque confrérie a ses propres ornements, dont la bannière et le bâton de chariton. |
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| Conopée |
Le conopée est un voile recouvrant le tabernacle qui conserve la réserve eucharistique. Il est blanc, en drap d'or ou d'argent ou bien encore de la couleur du temps liturgique, à l'exception du noir qui est remplacé par le violet ou le rouge. |
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| Console |
Socle sur lequel repose une statue. Egalement support d'une ogive quand elle ne retombe pas sur une colonne. |
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| Contrapposto |
Mot italien désignant l'attitude d'une figure appuyée sur une jambe, l'autre étant légèrement fléchie ("hanchement" en français). |
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| Contrefort |
Elément de maçonnerie faisant saillie sur un mur, sous forme de pilier et destiné à le renforcer. |
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| Corbeau |
Élément saillant du mur soutenant une poutre ou une corniche. Il n'a pas de fonction décorative. |
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| Corbeille |
Partie principale du chapiteau. |
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| Cordelière |
Corde à plusieurs noeuds que les religieux et religieuses de St-François portent autour du corps.
Espèce de collier que l'on mettait autour des armoiries et particulièrement des armoiries des veuves et des filles, pour marquer la dévotion à saint François d'Assise.
En architecture, bois ou pierre sculptés en forme de corde. |
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| Corniche |
Partie saillante qui couronne un édifice, destinée à protéger de la pluie les parties sous-jacentes.
Voir aussi : larmier. |
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| Corporal |
C'est un linge blanc, sacré et bénit, en lin ou en chanvre, généralement de forme carrée, que l'on place sur un autel pendant la messe et sur lequel repose tout vase contenant le saint sacrement. |
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| Couleurs liturgiques |
L'usage de couleurs dans la liturgie est réglementé depuis le traité d'Innocent III (1198-1216)mais son application généralisée ne date vraiment que du XIVème siècle.
Le vert sert pour les cérémonies et fêtes du Temps ordinaire.
Le noir est la couleur obligatoire du deuil. Le violet est aussi couleur de deuil et remplace le noir depuis Vatican II.
Le rouge, matérialisé par les langues de feu de la Pentecôte et le sang du sacrifice est la couleur des cérémonies du Saint Esprit. Il sert aussi pour les fêtes des martyrs.
Le blanc symbolise la pureté, la lumière, la joie. C'est la couleur de la fête.
L'or n'est pas une couleur liturgique mais peut remplacer le rouge, le vert et le blanc. |
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| Courtine |
Mur reliant deux tours. |
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| Coussiège |
Banc inséré dans l'embrasure d'une fenêtre par un ressaut de la baie. Forme très courante dans les constructions médiévales. Il permettait de profiter pleinement de la lumière extérieure pour la lecture ou les petits travaux. |
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| Coyau |
Petite pièce de bois inclinée placée en partie inférieure d'un chevron, à l'extérieur du comble, pour adoucir la pente de la base d'une toiture. |
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| Crèche |
A l'origine ce mot désignait la mangeoire, le râtelier pour les animaux dans une bergerie. Jésus fut placé dans une crèche à sa naissance dans l'étable de Bethléem. Il désigne maintenant le petit édifice représentant l'étable et est exposé dans les églises et les maisons au moment de Noël. On trouve dans certaines églises une crèche fixe et permanente. |
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| Crucifix |
Chaque autel comporte l'effigie du Christ en croix. Parfois la croix monumentale provient de l'ancienne poutre de gloire et remplace, dans le retable du maître-autel, une peinture. Il y a quelques crucifix en bois sculpté, en métal ciselé. Beaucoup sont des oeuvres sans valeur du XIXe siècle. |
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| Crypte |
Chapelle souterraine aménagée pour recevoir les reliques d'un saint, sous une église, presque toujours sous le chœur.
Aussi appelée "confession". |
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| Cul de four |
Voûte en forme de quart de sphère ou demi coupole. |
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| Culée |
Pilier ou pile. Maçonnerie de renfort pour contenir la poussée d'un arc ou d'une voûte. |
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| Dais de procession |
C'est un dais mobile pouvant abriter le saint sacrement. Il est souvent constitué d'une armature portée par quatre, six ou huit hampes, sommé d'un rectangle de tissu appelé ciel de dais, et recouvert par une garniture de dais de procession. |
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| Dalmatique |
Ornement liturgique du diacre. Les dalmatiques servent rarement : elles complètent souvent de belles chasubles. En forme de tunique courte elle s'enfile par la tête par-dessus tous les autres vêtements. Selon les époques elle est ouverte ou fermée sur les côtés. |
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| Damas |
Etoffe tissée et dont les mêmes dessins apparaissent à l'endroit en satin sur fond de taffetas, et à l'envers en taffetas sur fond de satin.
Désigne également un acier d'alliage qui présente un beau moiré. |
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| Damasquinage |
Le « damasquinage » consiste à incruster de petits filets d'or ou d'argent dans un objet de métal. Cette technique s'est répandue de Damas à Tolède et en Inde. |
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| Déambulatoire |
Bas-côté faisant le tour du choeur, et séparé de celui-ci par une claustra, une grille... A l'origine, couloir inventé par Grégoire le Grand pour permettre de circuler autour des reliques. Il s'agit plus généralement d'une galerie entourant le chœur et reliant les bas-côtés. Cette galerie sera progressivement dotée de chapelles rayonnantes (Xe ou XIe siècle), associant des reliques à un autel. L'ensemble s'inscrit dans un mouvement de reconquête de l'espace par le fidèle, qui date de l'époque romane. En édifiant des chapelles rayonnantes autour d'un déambulatoire, on libère de la place en avant du chevet. |
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| Dédicace |
La consécration d'une église, ou sa dédicace, est marquée par des inscriptions gravées et par douze croix peintes aux endroits oints par l'évêque. |
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| Devant d'autel |
Partie du parement d'autel, parfois en bois ou en métal, souvent amovible, couvrant la face d'un autel. |
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| Dormition |
Expression ancienne désignant le dernier sommeil de la Vierge Marie, au cours duquel eut lieu son ascension. |
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| Duramen |
Partie du bois totalement lignifiée dans laquelle la sève ne circule plus. Appelé également "bois parfait" ou "bois de cœur", il se distingue de l'aubier par une teinte plus sombre chez le chêne ou le châtaigner, en raison des tanins qu'il contient. |
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| Echarpe |
Longue pièce de bois inclinée, généralement couplée à une seconde symétriquement opposée, destinée à raidir les chevrons. |
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| Echauguette |
Construction d'angle et en surplomb formant une sorte de petite tourelle, permettant de surveiller les abords d'un manoir, ou d'un château. |
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| Emaux |
En héraldique les émaux correspondent aux différentes couleurs que l'on peut rencontrer. Il y en a trois typs : métaux (or et argent), fourrures (hermine, vair), couleurs (gueules, sinople, azur, sable, pourpre et orangé). |
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| Encensoir |
Petit-vase brûle-parfum pour l'encens utilisé à différents moments d'un office : procession d'entrée, avant la lecture de l'Évangile, durant l'Offertoire. S'il s'agit d'une cérémonie mortuaire, le catafalque est encensé une dernière fois. |
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| Encorbellement |
Construction en saillie du plan vertical d’un mur, soutenue en porte-à-faux par un assemblage de corbeaux ou de consoles. Un étage, une galerie un balcon, etc. peuvent être en encorbellement. L'encorbellement est typique de l'architecture médiévale en pan de bois. |
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| Enfeu |
Caveau funéraire pris souvent dans l'épaisseur du mur. Niche abritant un gisant ou un tombeau. |
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| Engoulant |
Au Moyen-Âge engouler signifiait avaler. Le mot s'est conservé en héraldique et en architecture. L'engoulant est une sculpture de tête monstrueuse à l'extrémité d'une poutre et qui semble avaler cette dernière. On les voit principalement à l'extrémité des sablières des maisons normandes et des entraits de charpente. Syn.: guivre, rageur. |
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| Entablement |
Ensemble reposant sur des colonnes et comprenant l'architrave, la frise, la corniche et le fronton. En matière de charpente : partie sommitale d'un mur sur laquelle s'appuie la charpente du comble. |
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| Entrait |
Pièce de bois horizontale joignant les deux chevrons d'une ferme.
Entrait retroussé : rehaussé dans la ferme et travaillant en traction.
Faux-entrait : placé au-dessus d'un entrait retroussé et ne travaillant pas en traction. |
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| Epi de faîtage |
Ornement en terre cuite, en faïence ou même en métal. Il est placé aux extrémités du faîte d'un toit. Il peut être de forme géométrique ou représenter un animal ou toute autre forme. |
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| Epitaphe |
Inscription funéraire comportant souvent une fondation de service pour le repos de l'âme du défunt. |
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| Etole |
Longue bande d'étoffe, en soie, en drap d'or ou d'argent, porté autour du cou par toute la hiérarchie ecclésiastique, diacre compris, pour célébrer la messe, administrer les sacrements et d'autres cérémonies. |
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| Ex-voto |
De la formule latine "ex voto suspecto " (suivant le vœu fait). Tableau, objet, plaque portant une formule de reconnaissance, que l'on place dans une église, une chapelle, en accomplissement d'un vœu ou en remerciement d'une grâce obtenue.
Il peut avoir un lien avec une profession, tel le bateau des pêcheurs en bord de mer. |
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| Fabrique |
* Petite construction, souvent à caractère romantique, édifiée dans un parc ou un jardin. Les fabriques étaient très à la mode dans les jardins à l'anglaise au début du XVIII° siècle.
* Religieux : conseil de fabrique, ensemble des clercs et laïcs chargés de l'administration des fonds et revenus affectés à la construction ou l'entretien d'une église. Les membres de ce conseil sont appelés "marguilliers". |
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| Ferme |
Elément d’une charpente de forme triangulaire constitué d'un assemblage statique en bois ou en métal portant le faîte d’un comble par l’intermédiaire de pièces longitudinales appelées pannes, placées parallèlement les unes aux autres. |
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| Fonts baptismaux |
Cuve destinée à recevoir l'eau bénite servant à l'administration du baptême. En pierre, parfois en métal, certains datent des XIIe et XIIIe siècles. |
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| Fresque |
Très utilisée autrefois pour la décoration des églises. Les édifices des XIIe et XIIIe siècles en conservent parfois sous le badigeon des murs dont le décapage ne doit pas être fait sans précaution. |
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| Frontispice |
Façade principale d'un édifice de grande taille. Désigne également une planche illustrée placée avant la page de titre d'un ouvrage. |
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| Gâble |
Le gable (ou gâble, d'un mot pré-latin signifiant fourche) est à l'origine la figure triangulaire formée par les arbalétriers d'une lucarne.
Par extension, il désigne également un élément architectural consistant en un couronnement de forme triangulaire souvent ajouré et orné, qui coiffe l'arc d'une voûte ou d'une baie. Les gables sont fréquents sur les portails gothiques.
En matière de charpente : ferme saillante d'un pignon. |
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| Gargouille |
Gouttière saillante (souvent en forme d'animal monstrueux) pour évacuer l'eau de pluie à distance des murs. |
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| Géminé |
Se dit de fenêtres, arcades, colonnes groupées par deux sans être en contact (souvent séparées par une mince colonne). |
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| Génoise |
Corniche composée d'une frise de tuiles rondes. |
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| Gisant |
Statue funéraire ornant un tombeau et représentant le décédé (avant sa mort), allongé, le plus souvent les mains jointes. Un petit animal est fréquemment présent aux pieds de la statue. Les gisants, contrairement aux transis ne sont pas présentés de façon réaliste. Les visages et les membres sont ceux de jeunes vivants endormis, les vêtements, souvent magnifiques, ont les plis qu'ils devraient avoir si la statue était à la verticale. |
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| Gnomon |
Le mot Gnomon, emprunté au latin, signifie aiguille de cadran solaire. Par dérivation un gnomon est le nom du plus simple cadran solaire : un bâton planté verticalement dans le sol, ou même encore plus simple l'homme lui-même. C'est ce mot qui a donné son nom à l'art de la construction des cadrans solaires : la gnomonique. |
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| Godron |
Composé de renflements ce motif est typique de l'art roman. Il orne notamment les chapiteaux ou les benitiers. |
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| Gothique (art) |
Production artistique de l'occident médiéval apparue vers 1140 et finissant, pour les réalisations majeures, dans les premières décennies du XVIème siècle. En architecture, il se caractérise notamment par : l'emploi de l'arc brisé, l'emploi de la voûte sur croisée d'ogives, comportant un système de nervures et l'emploi de l'arc-boutant et de contreforts. Il comprend trois périodes : le gothique primitif (en lancette), de la deuxième moitié du XIIème siècle qui rappelle encore l'époque romane ; le gothique rayonnant (secondaire) des XIIIème siècle et XIVème siècles (Il tire son nom des flammes qui semblent animer le réseau des fenêtres); et le gothique flamboyant (tertiaire) du XVème siècle (les roses sont découpées comme par les rayons d'une roue). |
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| Gouttereau (mur) |
Mur externe d'un bâtiment (celui qui porte les gouttières ou chenaux). Par opposition au mur pignon. |
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| Graffiti |
Signes, dessins, noms, dates, gravés sur les murs des églises sont une source d'information pour les historiens. On en trouve également sur les murs de bâtiments publics mais plus rarement. C'est un mode d'expression populaire, message de mémoire, ex-voto. Les motifs dessinés sont très souvent des croix, des bateaux dans certaines régions. |
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| Grison |
Nom donné à une roche, ayant une couleur brun rouge, très utilisée dans le sud de l'Eure au Moyen-Age. Elle a la particularité d'être extraite pratiquement à la surface du sol. Au moment de son extraction (à ciel ouvert) elle est malléable, découpée à la bêche. Le grison durcit en séchant à l'air et devient extrêmement dur. C'est un mélange argile et minerai de fer, ce qui lui donne sa couleur. |
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| Grotesque |
N. f. Nom donné aux ornements fantastiques. Figures fantasques, caricaturales. |
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| Guilloché |
Désigne un décor fait de lignes ondulées ou brisées. |
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| Hosannière |
Croix votive ornée de l'inscription "Hosanna". |
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| Hourd |
Charpente en encorbellement au sommet d'une tour ou d'une muraille.
Anciennement : palissade |
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| Intrados |
Face intérieure d'un arc, d'une voussure. Dans l'art roman ils ne sont généralement pas ornés. L'ornementation n'apparait vraiment que dans la période gothique. |
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| Jambe de force |
Pièce de charpente verticale ou inclinée placée en partie inférieure d'un chevron ou d'un arbalétrier pour le soutenir. |
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| Jubé |
Tribune transversale en forme de galerie ou clôture monumentale élevée entre le chœur et la nef, dans certaines églises.
Il a été enlevé dans de nombreuses églises à la fin du XVIIIème siècle. |
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| Lambris |
Recouvrement en planchettes de bois d'une surface, d'un pan de bois ou d'une voûte. |
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| Lampe de sanctuaire |
Indiquant la Réserve eucharistique et souvent suspendue devant l'autel, elle peut être de valeur. |
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| Lancette |
Baie étroite. La partie supérieure forme un arc brisé. |
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| Larmier |
Élément de la corniche destiné à protéger la pierre contre l'eau de pluie. Il fait saillie de manière à provoquer l'égouttement de l'eau à distance du mur de l'édifice. |
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| Lierne |
Pièce de bois horizontale placée longitudinalement au comble. |
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| Linteau |
Partie supérieure d'une ouverture, soit en pierre, soit en bois, reposant sur les jambages de l'ouverture. Un linteau en bâtière est dit d'un linteau en forme de triangle (voir tympan). |
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| Litre |
La litre est une bande d'étoffe noire ou peinture sur laquelle se détachaient les armoiries du seigneur lors de ses funérailles sous l'Ancien Régime. Voir "Les Litres Seigneuriales des Eglises de l'Eure" par le Dr. Pierre Bodin. |
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| Livres liturgiques |
Des éditions anciennes sont souvent conservées dans les sacristies. Certains livres de charité, d'un grand intérêt pour l'histoire des confréries, sont très ornés. Les deux principaux sont l'antiphonaire et le missel. |
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| Lutrin |
Pupitre monumental de bois ou de métal destiné à présenter les livres de plain-chant aux choristes. Il a souvent la forme d'un aigle . |
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| Manipule |
Bande d'étoffe pliée en deux moitiés reliées par un ruban, portée sur le bras gauche, exclusivement lors des messes, par tous les clercs. Le manipule est décoré en son centre et souvent près de ses extrémités, de motifs de croix. |
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| Mariette |
Petit oratoire édifié pour témoigner de la foi et de la gratitude de croyants venus solliciter la grâce de la Vierge Marie. d'où le nom. Elle peut également être dédiée à un saint. Elles datent généralement du XIXème siècle. |
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| Marmouset |
Figurine grotesque que l'on trouve sur les miséricordes, les culs de lampes ou encore en partie haute des chenets. |
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| Mascaron |
Sorte d'ornement décoratif ayant la forme d'un masque anthropomorphique (anthropomorphe : qui a la forme, l'apparence d'un homme). |
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| Mausolée |
Monument (de grande taille ou de grande qualité) élevé à la mémoire d'un défunt. |
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| Meneau |
Elément de pierre qui sépare une fenêtre en deux (sens vertical) ou en quatre parties. L'élément horizontal est nommé traverse. C'est une spécificité du gothique et de la Renaissance. |
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| Métope |
Dalle placée entre deux triglyphes sous les chéneaux des temples doriques. Une métope peut recevoir un décor sculpté ou demeurer plane. |
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| Miséricorde |
Le petit appui qui se trouve sous la partie mobile des stalles. Il est souvent sculpté. (Très beaux exemples à voir dans l'église de Bourth). |
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| Missel |
Du latin "missalis liber". Le livre liturgique qui contient les prières et les lectures nécessaires à la célébration de la messe pour l'année entière, avec l'indication des rites et des cérémonies qui les accompagnent. Utilisé jusqu'à Vatican II. Certains sont très anciens et richement décorés. |
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| Mitre |
Coiffe liturgique portée par les évêques et autres prélats lors de cérémonies solennelles. Elle est de forme triangulaire. |
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| Modillon |
Corbeau orné (souvent de figures grotesques)et dans ce cas il est dit zoomorphe, placé sous une corniche comme pour la soutenir.
Certains ont la forme de copeaux, tels les copeaux taillés par le charpentier. Cette forme était répandue au XIème s. |
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| Monogramme |
Chiffre composé de la lettre initiale d'un nom ou de la réunion de plusieurs lettres d'un nom entrelacées et ne formant qu'un seul caractère. |
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| Monuments Historiques |
Immeubles et environnement protégés au titre de la législation sur les monuments historiques.
Ils sont la base de notre patrimoine.
Le Cahier Jacques Charles n°6 couvre très exhaustivement l'état des protections monuments historiques de l'Eure en l'année 2004. |
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| Mortaise |
Entaille généralement rectangulaire pratiquée dans une pièce de bois pour recevoir le tenon d'une autre pièce. |
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| Motte féodale |
Tertre artificiel sur lequel était construit un château médiéval pour augmenter sa capacité défensive. |
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| Moulin |
Le département de l'Eure possède de nombreux moulins à eau. C'est un patrimoine généralement privé. Ils ont été conservés à travers les siècles, leur utilisation ayant évolué, et beaucoup ont survécu à l'ère industrielle. |
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| Narthex |
Vestibule de l'église, différent du porche en ce qu'il est compris sous la même couverture que la nef. Il est souvent surmonté d'une tribune. |
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| Nécropole |
Vaste cimetière antique, souterrain ou à ciel ouvert. |
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| Nef |
Du latin : navis = vaisseau.
Partie de l'église comprise entre la façade et le choeur et où se tiennent les fidèles. La nef transversale désigne les transepts. |
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| Noue |
Arête rentrante formée par l'intersection de deux pans de toiture. Désigne aussi l'élément de la charpente qui la supporte et la bande de plomb ou zinc dans laquelle s'écoulent les eaux de pluie. |
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| Oculus |
Petite ouverture ou lucarne, de forme circulaire, pratiquée dans une porte, une cloison, un mur, destinée à donner du jour ou de l’air. Dans un parti pris décoratif, l’oculus s’agrandissant deviendra rose ou rosace dans l’art gothique. |
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| Oeil-de-boeuf |
Lucarne ou fenêtre, de forme ronde ou ovale. |
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| Ogive |
Arc diagonal bandé sous une voûte et en marquant l'arête, caractéristique de l'architecture gothique.
Croisée d'ogives : partie supérieure de la voûte où se croisent les ogives. |
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| Opus |
Mot latin signifiant "ouvrage". Utilisé en architecture pour désigner une mode d'assemblage des matériaux d'une construction (mur).
Opus incertum : empilage de moellons bruts;
Opus picatum : en arête de poisson, typique des 10ème à 12ème siècles;
Opus mixtum : mélange de briques et autres matériaux;
Opus vitatum : petit appareil de moellons;
Opus reticulatum : pierres taillées en losange et posées sur la pointe; |
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| Orant |
Sculpture, souvent funéraire, représentant un personnage priant. |
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| Orgue |
Instrument de musique à vent, composé de tuyaux que l'on fait résonner par l'intermédiaire de claviers, en y introduisant de l'air au moyen d'une soufflerie.Le meuble dans lequel il est contenu est le "buffet d'orgue". Il est habituellement très richement sculpté. On peut distinguer l'orgue de choeur, petit, et le grand orgue qui lui est situé au-dessus du nartex. Le fabricant d'orgue est un facteur d'orgue. |
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| Ornement liturgique |
Un ornement liturgique est un ensemble de vêtements liturgiques réalisés dans le même tissu. Il comporte généralement : chasuble, étole, manipule, voile de calice et bourse de corporal. Peuvent s'y ajouter chapes, dalmatiques, voile huméral et pale. |
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| Ostensoir |
Pièce d'orfèvrerie en cuivre ou en métal précieux où est exposée l'Eucharistie. |
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| Outils de la Passion |
La Passion du Christ est très représentée : tableaux, sculptures. Les artistes y ont souvent fait figurer les outils de la passion : marteau, tenailles, clous. |
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| Pale |
La pale est un linge sacré et bénit, empesé, de forme carrée, qui sert à recouvrir le calice et la patène utilisés pendant la messe. |
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| Palmette |
Ornement en forme de palme, de feuille de palmier. |
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| Panne |
Pièce de charpente posée horizontalement. Elle relie les fermes ou les pignons et sert de support au système de couverture.
La panne faîtière est située au sommet de la toiture.
La panne sablière, est située en bas de pente .
Les autres pannes (entre la panne sablière, et la panne faîtière) sont dites pannes intermédiaires. |
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| Paramentique |
La paramentique vient du latin parare, préparer, apprêter, et regroupe l'ensemble des vêtements, coiffes, tentures, parements utilisés dans la liturgie. |
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| Patène |
Vase sacré ayant la forme d'un petit plat destiné à recevoir l'hostie pendant la messe. |
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| Pavillon de ciboire |
C'est une pièce d'étoffe destinée à recouvrir un ciboire ou un ciboire des malades lorsqu'il contient des hosties consacrées. Le pavillon de ciboire est généralement en soie blanche, en drap d'argent ou en drap d'or. Il comporte habituellement un décor et une ouverture centrale permettant le passage de la croix du couvercle du ciboire. |
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| Penture |
Élément de ferronnerie, continuité des gonds d'une porte ou d'une fenêtre et ayant souvent un aspect décoratif. |
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| Perizonium |
Linge entourant les hanches du Christ en croix. |
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| Perque |
La perque est une forme de poutre de gloire. Généralement en fer forgé à volutes. |
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| Phylactère |
Archéologie : Banderole à extrémités enroulées portant des légendes du sujet représenté.
Religion : Petite boîte renfermant des bandes de parchemin ou de vélin sur lesquels sont inscrits des versets de la Bible. |
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| Piédroits |
Parties verticales d'une ouverture. |
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| Pieta |
Œuvre peinte ou sculptée représentant la Vierge tenant dans ses bras le corps du Christ. Également nommée "Mater dolorosa". |
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| Pignon |
Nom donné au mur de façade d'une église ou d'un bâtiment. C'est le mur dans lequel se trouve généralement le porche d'entrée. Pour les constructions en général le mur pignon est perpendiculaire au mur gouttereau. Ce dernier est ainsi nommé car c'est celui qui supporte les gouttières.
Partie triangulaire et verticale qui clôt l'extrémité d'un comble. |
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| Pilastre |
Pilier décoratif rectangulaire en saillie sur un mur. Avec ou sans chapiteau. |
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| Pilier |
Les piliers supportent les voûtes. Ils ont des formes différentes : cylindriques, cruciformes, rectangulaires. Ils comportent trois parties : base, fût et chapiteau. |
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| Pinacle |
Faîte d'un édifice. Couronnement de maçonnerie en forme parfois de pyramide (gothique), ou sculpté, servant à consolider la maçonnerie et aussi à décorer. |
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| Piscine |
Elle se trouve normalement à gauche de l'autel, côté épitre.
Cet élément très rare apparut dans les églises à partir du XII° siècle. Ces piscines ou éviers servaient au prêtre à déverser l'eau qu'il avait utilisée pour ses ablutions et qui se répandait ainsi sur le sol consacré.
Ces piscines sacrées disparurent des églises vers le XV° siècle. |
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| Poinçon |
Pièce de bois verticale, placée dans l'axe d'une ferme et travaillant en traction. |
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| Poivrière |
Construction à toit conique placée en encorbellement aux angles d'un bâtiment, d'un château-fort, d'un manoir. |
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| Polyptyque |
Œuvre peinte ou sculptée formée d'un panneau central fixe fermée par plusieurs volets latéraux pouvant se replier les uns sur les autres. Le triptyque n'est composé que d'un panneau central et de 2 volets latéraux. |
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| Porche |
Construction servant d'abri devant l'église. En pierre , en brique ou en bois , il est souvent ouvert en préau.
On le désigne aussi par le mot "ballet". |
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| Portail |
Porte monumentale de l'église à un ou deux vantaux souvent sculptés. |
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| Pot à feu |
Ornement représentant un vase d'où jaillissent des flammes, généralement placé au sommet ou aux extrémités d'un fronton ou d'un pignon. |
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| Poutre de gloire |
Poutre de l'entrée du choeur sur laquelle est traditionnellement placé un calvaire. Le Christ en croix est généralement entouré de la Vierge et de Saint Jean. |
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| Prédelle |
Soubassement d'un retable, généralement divisé en petits panneaux peints ou sculptés. |
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| Protomé |
Élément décoratif constitué d'un buste d'homme ou d'animal. |
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| Putto (pl. putti) |
De l'italien "petit amour", un putto désigne, dans le vocabulaire décoratif, un jeune enfant nu et souvent potelé qui, à la différence des anges, n'est pas pourvu d'ailes. |
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| Quadrilobe |
Motif ornemental composé de quatre arcs de cercle (comme un trèfle à quatre feuilles). Caractéristique du style gothique.
Trois arcs = trilobe. |
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| Rampant |
Partie inclinée d'un toit. |
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| Registre |
Bande décorative sculptée ou peinte. Le tympan d'un porche peut être divisé en plusieurs registres, chacun développant un thème particulier. |
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| Reliquaire |
Coffret précieux contenant une parcelle du corps d'un saint. Il a parfois la forme de la relique qu'il contient : bras. |
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| Remplage |
Réseau de pierre garnissant l'intérieur d'une fenêtre, d'une baie, d'une rosace. Quand il est flamboyant on le nomme "mouchette". |
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| Renaissance |
Période qui a débuté dans l'Italie du XIVème siècle et s'est étendue à l'Europe occidentale au XVIème siècle. |
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| Retable |
Du latin "retro tabula" : panneau à l'arrière de l'autel.C'est la partie arrière et décorée d'un autel, garnissant souvent presque tout le mur auquel il s'appuie. Les retables sont apparus au XIème siècle puis se sont répandus dans toutes les églises de la Chrétienté au XIIème. Leur évolution a suivi les styles artistiques. Ils peuvent être en pierre sculptée, cuivre repoussé et doré, émail champlevé, bois sculpté, panneaux peints, etc. Leur taille est variable en fonction de leur emplacement dans l'église. |
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| Rinceau |
Motif décoratif représentant une tige végétale avec feuilles ou fruits. |
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| Romane |
Période allant de la fin de l'époque carolingienne (fin du Xème siècle) à la fin du XIIème siècle, caractérisée en architecture, peinture et sculpture par le style dit roman.
L'architecture romane se caractérise par la voûte en pierre, généralement en plein cintre. Les colonnes qui supportent les arcs sont cylindriques et surmontées de chapiteaux souvent sculptés avec des représentations d'animaux ou de plantes ou encore de symboles plus ou moins géométriques. |
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| Ronde bosse |
Sculpture ne s'appuyant sur aucune surface, se détachant du fond et dont on peut voir toutes les faces. |
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| Sablière |
Poutre horizontale posée au fait d'un mur gouttereau, et qui supporte les autres pièces de la charpente. Dans un pan de bois, elle s'assemble en tête ou au pied d'un panneau de façade. |
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| Sacristie |
Pièce annexe de l'église où le prêtre range le matériel nécessaire au culte. |
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| Salle capitulaire |
Salle où se réunit un chapitre, c'est-à-dire l'ensemble des moines ou des chanoines. |
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| Sanctuaire |
Partie de l'église où se déroulent les cérémonies liturgiques autour de l'autel. Ne pas confondre avec le chœur ordinairement meublé de stalles destiné au clergé et au chantres. |
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| Sarcophage |
Cercueil de pierre. Du grec sarkophagos (qui mange, détruit les chairs). Dans les croyances antiques la pierre des tombeaux détruisait les cadavres non incinérés. |
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| Stalles |
En bois, garnissant et parfois fermant le choeur, les plus anciennes dans l'Eure datent du XIVe siècle.
Les sièges sont le plus souvent à abattant sous lequel se trouve une miséricorde. La miséricorde peut-être sculptée, ainsi que les accoudoirs. |
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| Statues |
Elles sont très nombreuses dans nos églises. Elles sont la représentation des figures religieuses : Christ, Vierge, Saints.
En bois, en pierre, parfois polychromes à l'origine et badigeonnées, elles ne doivent être nettoyées qu'avec précaution. Les petites statues, statuettes de retable et de bâtons de confrérie, particulièrement en danger de vol, doivent être scellées ou fixées. |
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| Stuc |
Composition de plâtre ou de poussière de marbre gâché avec une solution de colle forte, utilisé comme enduit ou matériau de moulage et de sculpture qui imite le marbre. |
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| Tabernacle |
Armoire où est conservée l'Eucharistie depuis le XVIe siècle. Au centre de l'autel, il surmonte parfois une petite armoire où sont conservées les "Saintes Huiles" des Sacrements. |
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| Tableau |
De très nombreux tableaux sont présents dans nos églises, exposés à la vue des visiteurs et des fidèles ou stockés dans les sacristies. Les conditions de conservation sont parfois bien mauvaises et ces tableaux mériteraient plus d'attention. Même les peintures qui sont très abimées méritent d'être conservées et peuvent être restaurées. |
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| Tétramorphe |
Ensemble des quatre figures (l'homme, l'aigle, le lion et le bœuf) symbolisant les évangélistes (Mathieu, Jean, Marc et Luc). Cette représentation est issue d'une vision d'Ézéchiel. Elle accompagne généralement un Christ en majesté. |
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| Tintenelle |
Clochette de procession. Dans le confréries de charité, le détenteur de la tintenelle est nommé le tintenellier. C'est lui qui ouvre les convois funéraires en agitant sa tintenelle. |
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| Tombale (pierre) |
Pierre tombale ou dalle funéraire : pierre recouvrant une tombe ornée d'inscriptions et parfois de l'effigie du défunt gravée en creux. Certaines, ne portant pas d'inscription, sont dites anépigraphiques. |
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| Tombeau |
Autre type d'autel. |
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| Tour lanterne |
Tour percée de fenêtres et située au dessus de la croisée des transepts ; elle participe à l'éclairage de cette croisée. |
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| Transept |
Nef transversale de l'église qui donne à celle-ci la forme symbolique d'une croix. Croisée du transept, partie commune aux deux nefs. |
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| Transi |
Forme de gisant.
Alors que le gisant représente un personnage endormi, le transi est une représentation réaliste figurant un corps qui a subi les outrages de la mort, parfois un squelette. |
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| Travée |
Portion de voûte comprise entre deux colonnes ou deux points d'appui. On parle de nef à 3 travées ou 5 travées. |
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| Tribune |
Galerie haute située au-dessus des bas-côtés d'une église. |
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| Triforium |
Galerie se situant au-dessus des bas-côtés d'une église. Elle s'ouvre sur la nef. Les baies sont plus petites que celles d'une tribune. Le triforium est parfois aveugle, les ouvertures n'étant que simulées. |
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| Trumeau |
Architecture : Pilier ou colonne qui divise la porte en deux et soulage le linteau.
Peinture : tableau placé au-dessus d'une cheminée. |
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| Tumulus |
Tertre de pierre ou de terre élevé au-dessus d'une sépulture. |
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| Tunique |
Vêtement liturgique du sous-diacre |
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| Tympan |
Partie située au-dessus du portail d'une église entre le linteau et l'archivolte. De forme triangulaire ou semi-circulaire, il est généralement sculpté représentant des personnages religieux, des scènes bibliques. |
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| Verrière ou vitrail |
Ensemble des panneaux de verre garnissant une baie. Montés en plomb, ils formaient au XIIIe siècle des mosaïques de verre de couleur et plus tard de véritables tableaux. De nombreuses églises rurales ont gardé des fragments du XVIe siècle.
De forme ronde ils ont pour nom rosace ou rondel.
Voir "Corpus Vitrearum, Les vitraux de Haute Normandie". CNRS Editions. |
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| Voile d'exposition du saint sacrement |
Ce voile est en forme de petite bannière, en soie blanche, parfois de la couleur du temps liturgique, excepté le noir, suspendu à un écran du saint sacrement. L'ensemble est placé devant l'ostensoir pour le dérober au regard pendant la liturgie de la parole. |
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| Voile de calice |
C'est un grand voile carré, qui doit être suffisamment ample pour recouvrir entièrement un calice surmonté d'un purificatoire, d'une patène et d'une pale et retomber sur un autel, au moins par devant. |
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| Voile huméral du saint sacrement |
Il s'agit d'une longue bande de tissu que l'on place sur les épaules et qui sert à couvrir le mains lorsque l'on tient un objet sacré. Ce voile est utilisé pour porter un ostensoir, un ciboire ou une custode contenant le saint sacrement, pendant sa bénédiction, pour le transport du viatique ou lors des processions; il est en soie blanche, en drap d'or ou d'argent. |
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| Voussure |
Courbure d'une voûte, d'un arc.
Désigne chacun des arcs concentriques formant l'archivolte d'une arcade, d'un portail. |
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| Voûte |
Partie intérieure de forme arrondie de la couverture d'un édifice. Elle peut être en berceau, en plein cintre, en ogive. |
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