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Nos regrets

Regrets
Louviers - La roue et l'oubli

Louviers est une belle ville, et nous ne pouvons que nous réjouir de voir la réhabilitation de ses anciens quartiers et la réutilisation de nombre des bâtiments de son patrimoine urbain industriel (1). Elle pourrait servir de modèle à bien des cités qui semblent ignorer le sens des mots "racines" et "culture".

Mais rien n'est parfait, et nous avons eu connaissance d'un fait qui jette une ombre regrettable sur ce beau tableau :

Dans l'ensemble réhabilité appelé "Le moulin" se trouvaient les restes malmenés, en partie écrasés, d'une magnifique roue. Son axe et l'ossature supportant les aubes étaient en bois, son arbre était un "ARBRE" véritable. La conserver sur place, protéger ce qu'il en restait ne devait pas à notre avis être d'un coût financier bien énorme : juste un peu d'entretien et de temps. L'image était belle dans un environnement qui reste l'un des plus agréable de la ville derrière la bâtisse.

Mais l'on nous signale que, malgré plusieurs protestations, la roue n'est plus. Elle aurait été détruite et ne fait plus partie maintenant que des souvenirs photographiques. Nous trouvons regrettable de ne pas avoir gardé au moins son arbre, au sec, à l'abri, souvenir du travail des hommes en un temps proche encore et pourtant déjà oublié.

Ville de Louviers, nous reconnaissons ton effort pour conserver, adapter à aujourd'hui le souvenir du labeur de nos anciens, mais, il nous faut te le dire en toute sympathie, cette fausse note est bien regrettable,

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(1) Voir le compte-rendu de notre journée du 30 mars 2003 consacrée au patrimoine industriel de Louviers - Bulletin de l'AMSE N°107 - année 2003, pages 42-54. Le Moulin est en page 50 et la roue en page 51.

Date de mise en ligne : Février 2004

Regrets
pour la chapelle de l'Ecole des Roches à Verneuil-sur-Avre,

D'aucuns l'ignorent peut-être : il y a dans l'Eure, près de Verneuil-sur-Avre, une école de grand prestige, l'Ecole des Roches. Son renom n'est plus à faire, et dépasse depuis longtemps les frontières de l'hexagone, attirant également une "clientèle" internationale. Mais si nous en parlons aujourd'hui, c'est pour dénoncer un scandale qui ternit la réputation de cet établissement : l'état d'abandon de sa chapelle, oeuvre du grand architecte vernoléen Maurice Storez. La présence d'une édifice religieux dans une école privée, même s'il y a plusieurs confessions, n'est pas surprenante, et témoigne d'une époque où la pratique du culte à l'école était courante. La France est depuis près d'un siècle laïque. De plus, comme dans bien d'autres pays, la pratique religieuse est allée diminuant ces dernières décennies, entraînant sans doute peu à peu l'abandon de la chapelle. D'anciens élèves s'en étaient émus, qui en 1997 avaient organisé une souscription pour la restauration de la toiture, comme en témoigne une plaque gravée encore visible. Survint la tempête de décembre 1999, qui arracha la toiture et abattit une partie des murs. On peut comprendre que devant l'ampleur des dégâts, la Direction de l'établissement ait pris la décision de ne pas restaurer cet édifice, qui ne servait plus, ou en tous cas plus assez. Mais cela aurait au moins pu être fait proprement, dignement, en vidant et nettoyant méthodiquement le bâtiment. Aujourd'hui, il nous présente une vision désolante : livres et symboles religieux, vêtements du culte et autres accessoires jonchent un sol souillé. Les vitraux sont brisés et la sacristie, seule à être restée couverte, sert d'abri à des actes bien éloignées de sa dévolution originelle. Seuls rescapés du saccage:les restes de l'orgue récupérés pour être rénovés et intégrés dans l'instrument qui vient d'être construit pour l'église d'Ivry-la-Bataille. De nombreuses générations ont vécu une tranche de leur vie dans ce lieu de recueillement. Point n'est besoin de convictions religieuses pour dénoncer, en même temps qu'une atteinte au patrimoine, un véritable outrage à leur mémoire.

Regrets
à Houville,

Pour l'intérieur de son église dont l'AMSE déplore le badigeonnage intempestif au "Ripolin" blanc brillant, y compris pour des statues sans doute autrefois polychromes et qu'il sera difficile de récupérer maintenant. La municipalité actuelle s'interroge pour essayer de réparer cette atteinte au patrimoine. Il existe différentes instances (dont l'AMSE) auprès desquelles les municipalités qui souhaitent faire le toilettage de leurs églises peuvent demander conseil pour éviter de telles erreurs...

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Regrets
... pour l'église Saint Nicolas de la commune de Caorches -Saint-Nicolas près de Bernay.

L'Association des Amis de Caorches-Saint-Nicolas vient en effet de nous transmettre son bulletin dans lequel elle déplore que le site de cette église soit défiguré par l'installation récente de poteaux en ciment pour le renforcement d'une ligne électrique. L'Association espérait bien sûr que dans ce secteur la ligne serait enterrée, ou qu'au moins les poteaux seraient en bois verdi pour être moins visibles dans les emplacements forestiers. Les Amis de Caorches-Saint-Nicolas ont été placés devant le fait accompli, alors que les responsables du dossier leur avaient promis "une concertation pour ne pas défigurer le paysage". Ils sont donc à juste titre aussi tristes pour l'environnement de leur commune qu'en colère contre "tous ceux qui ont non seulement laissé agir mais ont participé plus ou moins activement à cette oeuvre d'embellissement".

Souhaitons que la concertation qui n'a pas eu lieu au préalable puisse se dérouler maintenant pour tenter de trouver une solution à cette atteinte au patrimoine tant naturel que bâti. L'Association des Amis de Caorches-Saint-Nicolas, qui s'est longuement et courageusement battue pour la sauvegarde et la mise en valeur de son église, mérite bien cette reconnaissance.

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