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L’Autoroute A28 et l’Archéologie

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 L’AMSE ( Association des Amis des MONUMENTS et SITES de l’Eure) est inquiète. A maintes reprises, Agnès Vermersch , sa présidente a évoqué, lors de diverses réunions administratives ou privatives, la nécessité de prendre en compte la prévention archéologique sur le tracé de l’A28 dans l’Eure. De leur côté, depuis longtemps, les archéologues amateurs et avertis s’étonnaient que les sites déjà connus ne fassent pas l’objet d’études préalables, de façon à laisser l’urgence à ce qui serait découvert fortuitement. L’une comme les autres avaient été rassurés par le SRA (Service Régional d’Archéologie) qui confirmait encore lors d’un entretien téléphonique en Avril 2002 que tout le tracé serait sondé, et que les sites qui le mériteraient seraient fouillés. Les spectaculaires sondages que chacun a pu voir au long des routes semblaient le confirmer.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Nos nombreux informateurs locaux, les propriétaires des terrains, certains élus nous renvoient des échos peu rassurants. Nous avons connaissance tout à la fois que de nombreux sites (déjà connus ou non) sont intéressants, mais que nombre d’entre eux ne pourront être fouillés.

  • En cause sans doute les sévères mesures de restrictions qui ont amputé l’INRAP (Institut National de la Recherche Archéologique Préventive ) de 25% de ses crédits en Janvier 2003 (voir les articles de presse Nationale et les médias).
  • En cause encore peut-être les tergiversations politiques qui alternativement faisaient avancer ou bloquaient le dossier de cette A28 pendant des années.
  • En cause aussi sûrement  » l’impatience  » de la Société ALIS chargée de la réalisation de l’autoroute et qui réclame la restitution du terrain. Nous comprenons bien l’importance du respect des délais dans une telle entreprise, mais alors pourquoi avoir fait, à grand renfort de publications, d’affiches envoyées aux mairies, de communication dans  » La lettre d’ALIS  » (du type  » Encart spécial Archéologie « ), via aussi le site internet à consulter www.alis-sa.com, un tel battage sur la recherche archéologique, à tel point que toute personne pas ou peu informée pouvait penser qu’ALIS était un groupe de recherches archéologiques…Il y a fort à craindre maintenant que la pression que cet organisme va exercer sur les autorités ne compromette encore plus gravement des études déjà bien menacées.

Alors à quoi sert de mettre en évidence des sites archéologiques, si c’est pour les détruire aussitôt après et perdre à tout jamais de précieuses informations ? Plus prosaïquement, pourquoi tant de sommes déjà englouties pour abandonner avant d’avoir atteint le but. Enfin pourquoi provoquer le citoyen respectueux de son patrimoine en l’informant au préalable que l’archéologie sera respectée, et lorsque les témoins de l’histoire sont mis au jour, les détruire pour quelques semaines de planning. Comment peut-on parler de développement touristique, et donc économique, sans y inclure la valorisation du patrimoine ? Va-t-on encore entendre dire que l’Eure n’a ni patrimoine, ni intérêt ? Faut-il penser que l’Eure ne mérite pas ce respect ni cette reconnaissance ? Nous sommes fiers de notre département, et voudrions l’être au nom de tous et pour tous.

Dans l’attente d’en savoir plus, nous voulons au moins tirer la sonnette d’alarme. Et nous demandons à chaque décideur de méditer un peu cette phrase ô combien vraie, qui conclut le film  » Les derniers jours de Zeugma  » diffusé sur ARTE :  » Au nom de quel avenir pourrait-on justifier de faire le sacrifice de la mémoire ? « .

Qui que vous soyez, vous qui venez de lire ces lignes, si vous pensez comme nous que le progrès, aussi nécessaire soit-il, ne doit jamais servir de prétexte à la perte de nos racines, n’hésitez pas à diffuser ce message. Merci.

Agnès Vermersch, Présidente de l’AMSE
Renée, Pierre et Guillaume Roussel, bénévoles du patrimoine
Et tous les amis solidaires
Mars 2003
www.amse.asso.fr
info@amse.asso.fr

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Coup de cœur pour Rouge-Perriers

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Cette petite commune du canton de Beaumont-le-Roger compte seulement 235 habitants. Emmenée par son maire, Monsieur Jean-Claude ROUSSELIN, et avec au départ l’étroite collaboration de l’AMSE, elle a récemment terminé la restauration de l’intérieur de son église. Celle-ci a été inaugurée le 1er novembre 2002 par une messe célébrée par Monseigneur David, évêque d’Evreux. Les travaux (réfection de la voûte, des enduits et mise en place de l’éclairage) ont été menés de façon remarquable. Ils respectent l’authenticité de l’édifice et constituent un bel exemple de ce qui peut être fait même dans des communes aux revenus modestes.

Belle récompense pour la commune : les travaux de réfection du clocher ont permis la découverte de panneaux peints datés du XVIe siècle. L’interprétation de ces panneaux fera l’objet d’une présentation dans un prochain bulletin.

 

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Coup de cœur pour Madame Lydie Chareyre

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Sainte-Opportune-du-Bosc

Seule et avec des moyens modestes, mais une grande ténacité, elle œuvre pour que ce qui reste de la magnifique chapelle romane Saint Lubin, transformée par de précédents propriétaires en une remise agricole, ne se dégrade pas davantage.

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Regret pour la chapelle de l’Ecole des Roches

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D’aucuns l’ignorent peut-être : il y a dans l’Eure, près de Verneuil-sur-Avre, une école de grand prestige, l’Ecole des Roches. Son renom n’est plus à faire, et dépasse depuis longtemps les frontières de l’hexagone, attirant également une « clientèle » internationale. Mais si nous en parlons aujourd’hui, c’est pour dénoncer un scandale qui ternit la réputation de cet établissement : l’état d’abandon de sa chapelle, œuvre du grand architecte vernoléen Maurice Storez. La présence d’une édifice religieux dans une école privée, même s’il y a plusieurs confessions, n’est pas surprenante, et témoigne d’une époque où la pratique du culte à l’école était courante. La France est depuis près d’un siècle laïque. De plus, comme dans bien d’autres pays, la pratique religieuse est allée diminuant ces dernières décennies, entraînant sans doute peu à peu l’abandon de la chapelle. D’anciens élèves s’en étaient émus, qui en 1997 avaient organisé une souscription pour la restauration de la toiture, comme en témoigne une plaque gravée encore visible.

Survint la tempête de décembre 1999, qui arracha la toiture et abattit une partie des murs. On peut comprendre que devant l’ampleur des dégâts, la Direction de l’établissement ait pris la décision de ne pas restaurer cet édifice, qui ne servait plus, ou en tous cas plus assez. Mais cela aurait au moins pu être fait proprement, dignement, en vidant et nettoyant méthodiquement le bâtiment. Aujourd’hui, il nous présente une vision désolante : livres et symboles religieux, vêtements du culte et autres accessoires jonchent un sol souillé. Les vitraux sont brisés et la sacristie, seule à être restée couverte, sert d’abri à des actes bien éloignées de sa dévolution originelle. Seuls rescapés du saccage : les restes de l’orgue récupérés pour être rénovés et intégrés dans l’instrument qui vient d’être construit pour l’église d’Ivry-la-Bataille. De nombreuses générations ont vécu une tranche de leur vie dans ce lieu de recueillement. Point n’est besoin de convictions religieuses pour dénoncer, en même temps qu’une atteinte au patrimoine, un véritable outrage à leur mémoire.


Photos ajoutées en avril 2018 :

La chapelle au temps de sa splendeur 

Les vestiges en février 2011

 

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Site de l’église Saint-Nicolas du Bosc-l’Abbé

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Houville-en-Vexin

Regrets pour l’intérieur de son église dont l’AMSE déplore le badigeonnage intempestif au « Ripolin » blanc brillant, y compris pour des statues sans doute autrefois polychromes et qu’il sera difficile de récupérer maintenant. La municipalité actuelle s’interroge pour essayer de réparer cette atteinte au patrimoine. Il existe différentes instances (dont l’AMSE) auprès desquelles les municipalités qui souhaitent faire le toilettage de leurs églises peuvent demander conseil pour éviter de telles erreurs…

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Site de l’église Saint-Nicolas du Bosc-l’Abbé

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L’Association des Amis de Caorches-Saint-Nicolas vient en effet de nous transmettre son bulletin dans lequel elle déplore que le site de cette église soit défiguré par l’installation récente de poteaux en ciment pour le renforcement d’une ligne électrique. L’Association espérait bien sûr que dans ce secteur la ligne serait enterrée, ou qu’au moins les poteaux seraient en bois verdi pour être moins visibles dans les emplacements forestiers. Les Amis de Caorches-Saint-Nicolas ont été placés devant le fait accompli, alors que les responsables du dossier leur avaient promis « une concertation pour ne pas défigurer le paysage ». Ils sont donc à juste titre aussi tristes pour l’environnement de leur commune qu’en colère contre « tous ceux qui ont non seulement laissé agir mais ont participé plus ou moins activement à cette œuvre d’embellissement ».

Souhaitons que la concertation qui n’a pas eu lieu au préalable puisse se dérouler maintenant pour tenter de trouver une solution à cette atteinte au patrimoine tant naturel que bâti. L’Association des Amis de Caorches-Saint-Nicolas, qui s’est longuement et courageusement battue pour la sauvegarde et la mise en valeur de son église, mérite bien cette reconnaissance.

 

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