Monuments et Sites de l’Eure n° 113

Monuments et Sites de l’Eure n° 113

Le numéro 113, 2004 – Trimestre 4 est paru.

Les origines de la chrétienté en Haute-Normandie

* Conférence de Jacques Le Maho

Sculptures et sculpteurs du XIXe siècle dans l’Eure

A propos du Baiser de Paix

Canton de Broglie

* Menace sur les vallées de la Charentonne et du Guiel

Canton de Cormeilles

* Le chemin de la biodiversité

A lire

* La bibliothèque du naturaliste

Calendrier 2005

Galerie de photos de l’ouvrage

Cahier Jacques Charles n°6 (numéro 110 du bulletin)

Cahier Jacques Charles n°6 (numéro 110 du bulletin)

Ca y est, il vient d’arriver ! Un bulletin incontournable pour qui apprécie le patrimoine naturel et bâti. Son contenu: tous les sites classés et les sites inscrits enregistrés à la date de publication, avec une carte en couleur des cantons. Les différentes instances: Ministère de la culture, Direction Régionale des Affaires Culturelles, Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine, Direction Régionale de l’Environnement.

Toutes les photographies sont en couleurs et ont demandé un très gros effort financier. Nous pensons qu’un tel document méritait cet effort, et souhaitons qu’il soit apprécié à sa juste valeur. Maintenant nous exprimons un souhait, celui de voir votre participation, en nous écrivant par courrier ou sur notre forum, à propos des 2 sujets suivants :

  • l’exactitude actuelle de ces renseignements ; nous savons déjà que certains arbres remarquables ont disparu et que certains châteaux et allées sont menacés…
  • notre époque actuelle ne va sans doute pas aller dans une inflation d’inscriptions ou de classements. Cela ne veut pas dire qu’il faut figer notre paysage et laisser détruire nos monuments. Ce n’est pas l’ancienneté qui fait la valeur d’une bâtisse, et ce n’est pas parce qu’ils sont maintenant inutiles dans notre monde moderne qu’il faut laisser mourir le four à pain, la charreterie, le pressoir ou l’ancienne chaumière…

A vos plumes, Merci !

Autoroute A28 : être objectif, qu’est-ce que cela veut dire ?

Autoroute A28 : être objectif, qu’est-ce que cela veut dire ?

Une réflexion à propos des travaux de la construction de l’autoroute traversant notre département

Nous n’avons que trop tardé à donner une suite à nos précédents articles qui datent maintenant de 2003. Les archéologues ont déserté le terrain, les travaux préparant le ruban de bitume se poursuivent. Nous savons maintenant qu’un tronçon n’a pas donné lieu aux opérations préventives, nous le pressentions; aurait-il pu en être autrement? Qui sait? Nous ne saurons donc jamais ce qui a été détruit? Le site www.alis-sa.com continue à nous informer, l’archéologie y est toujours présente, et il faut le signaler. Ont été fouillés des sites qui ne l’auraient pas été autrement, et qui depuis des années étaient saccagés par les prospecteurs clandestins! Voilà au moins quelques retombées positives. La balle est maintenant dans le camp des services archéologiques et nous attendons avec impatience le moment qui verra expositions et publications de toutes ces découvertes révélées grâce à l’A28. Car il faut le dire, et ne pas toujours jouer les esprits chagrins, des lumières nouvelles vont nous être apportées sur notre histoire avec la construction de cette autoroute. Bien sûr nous aurions pu faire plus, avec plus de moyens, plus de fouilleurs, plus de temps, plus de tout… Mais il manque toujours quelque chose. En revanche, ce qui n’a pas manqué, c’est l’avidité, la bêtise, le pillage ! Quasiment tous les sites intéressants ont été ratissés par les pilleurs et leurs détecteurs, une nécropole mérovingienne des plus intéressantes ne pourra même pas être exploitée, le pillage l’a complètement détruite.

La suite avec de prochaines infos…

L’église du Mesnil-Hardray

L’église du Mesnil-Hardray

Coup de cœur pour l’église du Mesnil-Hardray

Coup de cœur

Un grand bonheur… Depuis bien longtemps, nous assistions, impuissants, à la lente dégradation de la toiture de cette église. L’agonie pour une bâtisse commence toujours par la disparition progressive de la toiture. Cette église, inscrite aux Monuments Historiques le 16/09/1953, devenue bâtiment agricole, inadaptée à notre agriculture d’aujourd’hui, était délaissée. Ceci dit sans jugement aucun de notre part, car nous connaissons les coûts d’entretien de ce genre de bâtisse.

Le dossier était complexe, nos réactions étaient prudentes ; souffler sur le feu et attiser les braises n’a jamais été le moyen d’éteindre l’incendie. Nous avons attendu. La sagesse et une négociation constructive ont abouti à cette heureuse étape. Voyez les photos : bien sûr l’église n’est pas restaurée, mais elle est sauvée. Nous qui voyons trop souvent la disparition pure et simple de l’édifice avec récupération des matériaux, nous disons Bravo, merci et bonne continuation.

COUP DE CHAPEAU à tous ceux qui ont œuvré pour ce sauvetage. Merci pour nos racines, pour nos enfants. Puisse une telle action servir plus souvent d’exemple.